Jean Piaget: Vie et philosophie
par Guy Cellérier
[Ces pages sont une reproduction de l'ouvrage – aujourd'hui épuisé – imprimé par les Presses Universitaires de France en 1973 dans la collection "Philosophes". La pagination de l'édition originale est indiquée entre crochet. Toute citation du texte de G. Cellérier doit mentionner cette pagination, l'année de publication ainsi que les noms de l'auteur et de l'éditeur.]
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[…] on ne voit ni ne perçoit jamais le temps comme tel, puisque, contrairement à l’espace ou à la vitesse, il ne tombe pas sous les sens. On ne perçoit que les événements, c’est-à-dire les mouvements et [p. 286] les actions, leurs vitesses et leurs résultats. Tandis que l’ordre des événements détermine alors les successions temporelles, ce sont les mouvements eux-mêmes, c’est-à-dire les espaces parcourus par rapport à leurs vitesses, ou les actions elles-mêmes, c’est-à-dire les travaux accomplis relativement à l’activité, qui manifestent les durées.
J. Piaget, , 1946, p. 285-286