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Dans cette préface à un ouvrage de N. Kostyleff sur la théorie des réflexes publié en 1947 chez Delachaux et Niestlé, Piaget examine avec sympathie quoique non sans une légère touche d'ironie l'essai de cet élève de Bechterev de réinterpréter dans le langage et avec les concepts de la réflexologie les nombreux faits découverts par la psychologie génétique genevoise (mais aussi par la Gestaltpsychologie, ou par d'autres grandes écoles composant la psychologie scientifique). Pour Piaget, il est tout à fait possible que dans une étape bien plus avancée de développement de la psychologie scientifique tous les faits psychologiques puissent se traduire, sous réserve d'éviter des simplifications abusives, en langage neurophysiologique et au moyen d'une théorie non atomistique des réflexes conditionnés, conformément aux visées de Pavlov et de Bechterev. Mais cela signifie-t-il que le langage psychologique et des notions telles que celles d'opération logique ou de structure opératoire ou préopératoire seront alors superflues? Conformément à la thèse qu'il soutient du caractère circulaire des rapports entre sciences logico-mathématiques et sciences physiques, ou entre sciences de la pensée et science du cerveau, Piaget suggère qu'aussi loin que progressera dans le futur la science des comportements, celle-ci aura toujours recours à deux cadres explicatifs des conduites, recourant l'un aux notions explicatives de la neurophysiologie, l'autre à des notions telles que celles de régulation et d'opération logiques, de telle sorte que loin de donner lieu à une assimilation unidirectionnelle des structures mathématiques aux structures neurologiques (ou l'inverse), leur assimilation sera réciproque.
Tout l'intérêt de cette brève préface est de montrer que, comme il le fera quelques années plus tard en invitant au CIEG le behaviouriste Daniel Berlyne, Piaget n'hésite pas à rapprocher ses thèses de thèses qui leur sont apparemment contradictoires, ce qui lui permet de réaliser une même démarche d'assimilation réciproque que celle dont il a pu constater la fécondité dans le développement de l'intelligence sensori-motrice chez le bébé, comme dans certains chapitres du développement des sciences.
Les expériences et situations-problèmes astucieuses présentées ici ont également pour intérêt de mieux cerner l'une des caractéristiques des transformations d'une collection discrète ou d'une tout continu dont la prise en considération permet aux enfants d'accéder à une forme précoce de conservations des quantités, à savoir la commutabilité: lors d'un changement de disposition ou de forme d'une collection ou d'une totalité, ce qui est ajouté ou additionné au point d'arrivée de l'action de transformation est supprimé ou soustrait au point de départ de celle-ci. Parvenu à un certain niveau de développement, l'enfant qui prend en considération cette propriété de commutabilité des déplacements des parties d'une collection ou d'un tout se laisse moins abuser par les propriétés visibles du tout en son état final et peut conclure avec une certitude de plus en plus ferme à la conservation de la collection ou du tout transformé, pour autant que ce qui est enlevé au premier moment de la transformation soit ré-injecté au second moment (dans l'expérience classique de conservation de la substance, il n'y a pas extraction puis réinsertion des parties, mais simples déplacements de celles-ci, ce qui rend plus difficile la prise en compte de la commutabilité de ces déplacements de parties).
Une différence de contenu explique toutefois un léger décalage constaté entre l'acquisition de ces deux formes précoces de conservation (facilitée par la mise en évidence des actions de soustraction et d'addition) et de l'accélération qui peut en résulter quant à l'acquisition des structures opératoires. Sur le plan du continu ou de l'infralogique, la commutabilité doit être prise en considération sur deux niveaux et non pas sur un seul pour que la conservation de la quantité soit acquise; en effet, dans le cas du continu, les parties déplacées du tout considéré (par exemple, les parties différemment colorées qui, dans l'une des expériences exposées, composent une boule de plasticine) changent elles-mêmes de forme lors de la transformation de la boule en saucisse). Dans le cas de la conservation des quantités discrètes, la prise en considération de la commutabilité est quelque peu simplifiée dans le mesure où les éléments déplacés sont des unités invariables).
Enfin, relevons l'attention que les auteurs de cette recherche portent au rôle facilitateur ou au contraire perturbateur que peuvent avoir les formes d'"enveloppement topologique" des collections discrètes sur les jugements des enfants préopératoires, mais aussi, dans l'autre sens le rôle également soit facilitateur soit perturbateur de la prise en considération du nombre de parties reconnaissables d'une totalité physique ou spatiale dans le jugement portant sur la quantité de matière, de longueur, etc., composant ce tout. Dans les conclusions qu'il tire de cette recherche, Piaget esquisse un examen du développement des "enveloppements" infralogiques et logiques en utilisant à cet effet les notions de surjection (des parties dans le tout) et de multijection (du tout vers les parties) empruntées à l'étude des morphismes qu'il est par ailleurs en train de réaliser avec ses collaborateurs du CIEG (JP90). Il y souligne un décalage développemental initial entre les "enveloppements infralogiques" ou "continus" et les "enveloppements logiques" (une collection d'élément reconnue en tant que formant un tout au début bordé par ses frontières spatiales) pour des raisons liées à la plus grande difficulté de la multijection (retrouver les parties à partir du tout) dans le domaine du continu.
(Précisons que, pour Piaget, il est tout à fait possible, comme il le dira au chapitre 4 de l'ouvrage, que des acquisitions de niveau n+1 apparaissent déjà au niveau n auquel se situe de manière générale un sujet; ce à quoi il s'oppose c'est la thèse selon laquelle ce sujet pourrait acquérir des comportements de niveau n+1 sans avoir préalablement atteint le niveau n. En conséquence, il se pourrait tout à fait que certaines habitudes acquises caractéristiques du niveau 2, telles qu'elles seront présentées dans le prochain chapitre, apparaissent dès la première étape du développement sensori-moteur, c'est-à-dire dans ces premières semaines qui suivent la naissance et lors desquelles Piaget observait seulement chez ses enfants des schèmes réflexes et une différenciation de ces schèmes en fonction de la variation de leurs conditions d'exercice.)
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