Fondation Jean Piaget

500 textes (chapitres de livres, articles, brochures, etc.) en version électronique sont actuellement à disposition des utilisateurs. Les lecteurs qui rencontreraient d’éventuelles coquilles orthographiques ou ne parviendraient pas à télécharger un fichier sont invités à le(s) signaler en envoyant un courriel à l’adresse: J.-J. Ducret.

De petits textes de "présentation" peuvent accompagner les écrits mis à disposition. Parfois sans indication de date, ces textes de présentation peuvent à tout moment être modifiés ou complétés. Il est recommandé aux visiteurs qui en feraient usage de vérifier que la version utilisée par eux correspond à la dernière version présente sur le site! Toute correction ou suggestion concernant ces textes de présentation doit également être envoyée à l’adresse: J.-J. Ducret.

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Les 5 derniers textes électroniques téléchargés sont :

1952.
De la psychologie génétique à l‘épistémologie
Diogène (Paris), n. 1, p. 38-54. (Publié aussi in: Psychologie et épistémologie / Jean Piaget. Paris: Denöel-Gonthier, 1970, pp. 33-58.)
Texte PDF mis à disposition le 27.05.2013
 - Présentation
La version de ce texte placée en 2013 sur le site FJP contenait une petite erreur de transcription à la p. 37 (avant-dernière ligne et dernière ligne). Nous remercions M. Christophe Villagines de nous avoir averti de cette erreur.

FJP, 27.5.2013


1964.
Problèmes de psychologie génétique
In: Six études de psychologie / Jean Piaget, pp. 132-163.
Texte PDF mis à disposition le 20.06.2011
 - Présentation
[Texte de présentation — Version révisée le 20 juin 2011.]

Ce document contient le texte original français d'un article initialement paru en russe en 1956, dans la revue Voprossi Psykhologuii puis publié pour la première fois en 1964 dans les Six études de psychologie (pp. 132-163). Piaget y expose les principes et finalités de sa méthode psychogénétique, et l’on y trouve une image assez complète de l’état d’avancement de ses travaux et conceptions du développement cognitif des enfants et adolescents, ainsi qu’un résumé de ses recherches sur le développement de la perception. En plus d'une présentation des quatre grandes étapes du développement cognitif (1. le sensori-moteur, 2. l'étape de la pensée symbolique puis préopératoire, 3. la pensée opératoire concrète et 4. la pensée opératoire formelle), Piaget discute l’apport respectif des quatre grands facteurs explicatifs de ce développement (et donc de la construction des structures opératoires propres à la pensée logico-mathématique) que sont 1. la maturation, 2. l’expérience acquise au travers des interactions avec l’objet, 3. l’apport de la transmission et surtout des interactions sociales, et enfin 4. le processus d’équilibration (dont la modélisation au moyen d'un calcul "fondé sur des considérations probabilistes" explique la réversibilité croissante de la pensée).

Ce texte ayant vraisemblablement été rédigé en lien avec une visite faite aux psychologues soviétiques en 1956 (donc la même année que sa publication en russe), on ne s’étonnera pas d’y trouver, dans les dernières lignes, une référence à K. Marx, qui concevait déjà la sensibilité perceptive comme une «activité pratique des sens de l’homme», ce que confirment les recherches de Piaget sur les illusions perceptives primaires dont l’explication réside dans la distribution statistique des micro-centrations perceptives, donc dans une activité du sujet dont celui-ci n'a pas conscience.

Pour la même raison, on ne s’étonnera également pas non plus d’y découvrir, cette fois en première partie de l’écrit, une discussion du problème de l’inné (transmissible par hérédité biologique) et de l’(individuellement) acquis, discussion dans laquelle Piaget expose sa conviction en partie lamarckienne de l’hérédité de l’acquis, qu’il explique par «une action du milieu sur le mécanisme réflexe et la morphogenèse» (conviction qui devait satisfaire ses pairs soviétiques, qui eux aussi défendaient la thèse de l’hérédité de l’acquis, initialement formulée par Lamarck), et s’opposaient avec force à la thèse darwinienne de la sélection des « plus forts », c’est-à-dire des individus que des variations aléatoires du patrimoine génétique favorisaient face aux caractéristiques du milieu dans lequel ils vivaient). On découvrira également dans cette première partie une prise de position quant au rôle de la maturation du système nerveux sur le développement cognitif, et en particulier de la pensée logico-mathématique, des enfants et adolescents.

Notons cependant que quelques dix ans plus tard (dans JP67a, Piaget sera un peu plus nuancé dans ses prises de position quant à ce problème des rapports entre l’inné et l’acquis, en admettant que l’action du milieu sur le patrimoine héréditaire (le germen) peut se faire soit (1), par des mécanismes régulateurs encore peu connus (comme il le soutenait au cours de ses anciennes prises de position, dont celle de 1956), au cours de la morphogenèse même de chaque individu cherchant à s’adapter à de nouvelles caractéristiques du milieu, soit (2) au niveau de la plus lente transformation de la population globale d’individus d’une même espèce (lente transformation par variations certes toujours aléatoires mais aboutissant à favoriser certaines sous-populations de cette population dont le matériel héréditaire est statistiquement plus aptes à permettre aux morphogenèses des individus qui les composent à s’ajuster à de nouvelles caractéristiques contraignantes des milieux dans lesquelles ils vivent). Tout en continuant à privilégier la première alternative, plus proche des idées lamarckiennes, Piaget n’en admettra pas moins alors (mais non sans de sérieuses réserves) qu’une explication plus proche de l’explication darwinienne peut possiblement rendre compte de cette hérédité de l’acquis qui, initialement, ne s’expliquait à ses yeux que par une action directe des caractéristiques du milieu sur le matériel héréditaire.

1945.
La formation du symbole chez l'enfant.
 Chapitre 5: La classification des jeux, et leur évolution à partir de l'apparition du langage
La formation du symbole chez l'enfant. Paris, Neuchâtel: Delachaux et Niestlé (édition 1994, identique à la première édition)
Texte PDF mis à disposition le 19.06.2009
 - Présentation
Dans les années 1920 et 1930, conformément à une démarche qui lui était coutumière, Piaget — seul ou avec l'aide de sa femme et de ses collaborateurs de l'Institut Jean-Jacques Rousseau (à Genève) — a recueilli un très grand nombre d'observations de comportements ludiques, aussi bien chez ses trois enfants, que chez des enfants fréquentant la "Maison des Petits" rattachée à cet Institut, ou encore jouant dans la rue. En bon naturaliste, il n'a dès lors pas manqué d'établir une classification apte à couvrir l'ensemble des comportements qui, des jeux d'exercices (seuls observés dans la première année post-natale), aux jeux de règles (à partir de 4-5 ans) en passant par les jeux symboliques (dominant entre 2 et 6 ans environ), pouvaient être assimilés à des jeux. Ce faisant, Piaget n'a pas manqué de discuter les principales classifications qui étaient alors proposées par des auteurs tels que K. Groos et C. Bühler. Ce sont cette discussion et sa propre classification que le lecteur pourra découvrir dans ce chapitre qui, à la différence du précédent, va au-delà des faits décrits dans le chapitre IV, qui s'arrêtait à la fin de la période sensori-motrice et au tout début de la pensée symbolique. Les jeux de règles ayant déjà été exposés en 1932 dans l'ouvrage sur "Le jugement moral chez l'enfant" (JP32), et les premiers jeux d'exercice ayant déjà été examinés et ordonnés de manière détaillée dans le chapitre IV, c'est essentiellement à l'examen et l'exposé de l'évolution des jeux d'exercice et des jeux symboliques "à partir de l'apparition du langage" que se consacre plus spécialement ce cinquième chapitre, l'explication couvrant l'ensemble des jeux d'exercice, symboliques et de règles étant réservée au chapitre VI.

Notons enfin que le travail de classification auquel procède Piaget rejoint celui réalisé sur le terrain de la malacologie ou, ultérieurement, de la botanique (JP66_13), par l'attention portée aux différences de structure que présentent les jeux d'exercice et les jeux symboliques au cours des étapes que chacun de ces deux types de jeux traverse.

1990 (avec G. Henriques, E. Ascher et coll.).
Morphismes et catégories: comparer et transformer
Neuchâtel: Delachaux et Niestlé, 1990. (Avec une préface de S. Papert.)
Texte PDF mis à disposition le 12.09.2008
 - Présentation
[Le document PDF associé à la présente entrée contient la table des matières de "Morphismes et catégories". Les chapitres de ce livre paru 10 ans après le décès de Piaget et aujourd'hui épuisé sont tous accessibles ICI (sous année 1990). Sont ainsi mis à disposition la préface de S. Papert, l'introduction et la conclusion de Piaget, deux chapitres théoriques de E. Ascher et de G. Henriques, ainsi que l'ensemble des chapitres expérimentaux.]

Cet ouvrage se penche prioritairement sur l'une des deux activités qui intervient sans cesse dans le rapport du sujet à l'objet: non plus celle de transformer, agir ou opérer sur des objets réels ou intellectuels, mais comparer, établir ou trouver des correspondances et relations entre objets. Certes l'épistémologie et la psychologie piagétiennes n'en continue pas moins de placer au coeur de ses explications de l'acquisition des connaissances et de la construction de l'intelligence le rôle primordial de l'activité du sujet, ou encore de l'action et de son organisation. En cela, en continuité avec la filiation kantienne, elle prend le contre-pied de toutes les conceptions qui situent dans l'extériorité ou le préalablement donné la source et l'explication de cette acquisition et de cette construction. Cependant, et toujours en accord avec l'idéalisme ou le réalisme critique kantien, Piaget n'en juge pas moins que l'expérience, les faits sont une composante tout autant nécessaire du connaître. En d'autres termes, pas de connaissance sans assimilation, et pas d'assimilation sans accommodation, la seconde étant néanmoins, autant que la première, activité du sujet. L'assimilation est l'activité par laquelle le sujet (et ses schèmes) détermine son objet en lui surimposant un cadre, une forme et en lui attribuant une signification. Aux moyens de ses schèmes, le sujet saisit la réalité empirique (ou la réalité symbolique), opère sur elle et ce faisant apprend à la connaître. Cependant l'accommodation (qui va de pair avec l'assimilation), est aussi une activité, mais qui, grâce aux schèmes d'assimilation préalablement construits, ne cherche pas prioritairement à modifier mais à se calquer sur la forme des objets, réels ou construits, auxquels le sujet se frotte et qu'il cherche à connaître, en modifiant du même coup non pas ces objets, mais les schèmes eux-mêmes d'assimilation alors mis en oeuvre. Le sujet découvre ainsi, par accommodation (perceptive puis expérimentale) les régularités, les relations propres aux objets qu'il considère. Grâce aux instruments d'assimilation construit par abstraction réfléchissante portant sur l'organisation de ses actions puis de ses opérations, en d'autres termes sur l'ordre logico-mathématique qui leur est propre, le sujet peut découvrir dans le réel appréhendé, par accommodation, les relations inhérentes à ces objets d'expérience ou que lui-même y a introduites sans qu'il en ait généralement conscience.

Avant les recherches portant sur les correspondances et les morphismes, même s'il savait bien que cette activité accommodatrice était elle aussi une condition du progrès des connaissances et de l'intelligence, Piaget l'avait le plus souvent laissée au second plan de ses préoccupations (la connaissance des états ou la connaissance figurative étant alors uniquement conçues comme une étape préalable à l'apparition ultérieure de la connaissance opératoire des transformations). Par contre, avec ces nouvelles recherches sur les correspondance et les morphismes, il accorde pour la première fois toute son attention théorique aussi bien qu'empirique à la démarche par laquelle le sujet compare ses objets de perception ou de pensée, en extrait les formes et les mets en correspondance, non sans rester attentif à la façon dont l'opératoire intervient dans la progression des mises en correspondance. Ce faisant, il montre que ce qui relève de l'activité accommodatrice (=les schèmes figuratifs ou, disons, morphismiques) peut étayer la formation de nouveaux systèmes opératoires et non pas seulement être la résultante de la progression des activités transformatrices. Cette démarche qui porte attention autant aux activités comparatives qu'aux activités transformatrices est d'autant plus probante qu'elle peut s'appuyer sur la théorie mathématique des morphismes et des catégories alors en plein essor; celle-ci lui offre l'opportunité de mieux appréhender ce rapport dialectique entre ces deux types d'activité ou plutôt entre ces deux orientations de l'activité cognitive du sujet. En retour, appuyés sur les enquêtes psychogénétiques exposées dans "Morphismes et catégories", les chapitres théoriques de cet ouvrage apparaissent en partie comme susceptible de clarifier le statut épistémologique de ces nouveaux être mathématiques.

1972.
Problèmes de psychologie génétique: l'enfant et la réalité
Paris: Denoël Gonthier, 1972. (Contient: Le temps et le développement intellectuel de l'enfant, 1962. Inconscient affectif et inconscient cognitif, 1971. Les stades du développement intellectuel de l'enfant et de l'adolescent, 1956. Les praxies chez l'enfant, 1960. Perception, apprentissage et empirisme, 1959. Le langage et les opérations intellectuelles, 1963. Ce qui subsiste de la théorie de la Gestalt, 1954. Nécessité et signification des recherches comparatives en psychologie génétique, 1966. La vie et la pensée, 1954.) (2e éd. 1974; 3e éd. 1977).


Les 5 derniers textes mis à disposition sont :

1970.
L’évolution intellectuelle de l’adolescence à l’âge adule
In: 3rd International Convention and Awarding of FONEME prizes 1970, Milan, May 9-10, 1970 . Milano: FONEME, pp. 149-156.
Texte PDF mis à disposition le 19.08.2020
 - Présentation
Dans ce texte, après avoir résumé les caractéristiques de la pensée formelle telle qu’elle a été découverte chez des adolescents genevois, Piaget expose trois hypothèses pouvant expliquer la non-généralisabilité de cette découverte à tous les adolescents de même âge, et même la possible absence de cette forme de pensée lorsque les conditions sociales ne permettent pas les échanges nécessaires à son développement. Une première hypothèse repose sur le caractère plus ou moins stimulant de l’environnement social dans lequel se développement la pensée de l’enfant et de l’adolescent. Les deux autres hypothèses reposent sur la spécialisation croissante des formes de pensée à partir de l’adolescence. Dans la deuxième hypothèse, seules certaines aptitudes et spécialisations aboutiraient à la construction de la pensée hypothético-déductive chez l’adolescent. Dans la troisième hypothèse, sauf exception, tous les adolescents vivant dans un environnement suffisamment stimulant auraient la possibilité d’atteindre la pensée formelle, mais pour certains, dans leur domaine de spécialisation seulement.

1948 avec Bärbel Inhelder.
La représentation de l’espace chez l’enfant. Partie II :
Chap. 12: Les similitudes et les proportions
La représentation de l’espace chez l’enfant. Paris: PUF, 1ère édition 1948; 2e édition 1972, pp. 371-434
Texte PDF mis à disposition le 11.06.2020
 - Présentation
Le chapitre 12 n’a pas fait l’objet d’une relecture finale. Merci de nous faire part de vos remarques permettant de procéder à la révision de ce chapitre en envoyant un courriel...

2010 Guy Cellérier.
Les systèmes gouvernés par les valeurs
, avec la collaboration d’Olivier Real del Sarte
CEPIAG, Genève
(Lien Document) mis à disposition le 02.04.2019
 - Présentation
Ce texte est une première version d’un chapitre d’un ouvrage en préparation. Vu son importance concernant l’épistémologie des systèmes biologiques et cybernétiques, nous avons décidé de le mettre en valeur sur le site de la Fondation Jean Piaget, en dépit de son inachèvement relatif.

2012 Laurent Fedi.
Lipman contre Piaget : une mauvaise querelle à propos de la philosophie pour enfants
Le Télémaque 2012/2 (n° 42), pages 149 à 162
(Lien Document) mis à disposition le 23.01.2019

1987 J.-J. Ducret.
Piaget et la philosophie
Revue de théologie et de philosophie, 119 (1987), pp217-229
(Lien Document) mis à disposition le 23.01.2019




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[…] la loi de prise de conscience ne trouve sa pleine signification que sur le terrain critique. Elle est comme le symbole empirique de cette vérité, que l’esprit aperçoit les objets avant de voir comment il les a construits.