Fondation Jean Piaget

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Les 5 derniers textes électroniques téléchargés sont :

1946.
Le développement de la notion de temps chez l’enfant.
Conclusions
Paris: Presses univ. de France, 1946. (2e éd. 1973, 3e éd. 1981.)
Texte PDF mis à disposition le 27.10.2012

1972.
L'épistémologie des relations interdisciplinaires
In: L'interdisciplinarité: problèmes d'enseignement et de recherche dans les universités. Paris: OCDE, pp 131-144. (Publié aussi in: Internationales Jahrbuch für interdisziplinäre Forschung, 1974, vol.1, pp. 154-172. Publié partiellement in: Uni information, 1973, n. 31, pp. 4-8.)
Texte PDF mis à disposition le 30.03.2009
 - Présentation
Résumé d’un séminaire sur l’interdisciplinarité dans les universités, organisé par le CERI (Centre pour la Recherche et l’Innovation dans l’Enseignement) à l’Université de Nice, du 7 au 12 septembre 1970, ce texte s'inscrit dans la suite de ceux dans lesquels Piaget, en s'appuyant sur une large connaissance, à la fois de la philosophie des sciences et du fonctionnement des sciences logico-mathématiques, physiques, biologiques, psychologiques et sociales, examine la nature des rapports entre ces sciences. On retrouve ici la notion de cercle des sciences que l'auteur oppose à l'ancienne conception linéaire et hiérarchique du positivisme. Contrairement la vision réductionniste (du haut vers le bas) du rapport entre sciences conçue par Auguste Comte, Piaget insiste sur le caractère mutuellement enrichissant de ces rapports. L'examen de ceux-ci conduit par ailleurs à la distinction de 3 niveaux de relations: multidisciplinaire, interdisciplinaire, et enfin transdisciplinaire, ce dernier niveau se caractérisant par une relative suppression des frontières entre sciences. L'aboutissement complet de ce mouvement serait une "théorie générale des systèmes ou des structures" ou encore une "physique générale" qui se serait enrichie au point de pouvoir englober la spécificité des structures du vivant et de la pensée…

1990.
Morphismes et catégories: comparer et transformer.
 Conclusions générales
Neuchâtel: Delachaux et Niestlé, 1990. (Avec une préface de S. Papert. Les chapitres 13 et 14 de cet ouvrage ont été rédigés respectivement par Gil Henriques et Edgar Ascher.)
Texte PDF mis à disposition le 08.04.2008
 - Présentation
[Modification FJP 20 avril 2012: nous avons corrigé la courte note insérée en avril 2008 au bas de la page 229 de ce chapitre de conclusion.] [Texte de présentation, version du 8 avril 2008.]

Piaget s'appuie sur les résultats des enquêtes exposées dans les chapitres précédents de cet ouvrage ainsi que sur l'examen fait par G. Henriques de la théorie mathématique des morphismes et des catégories pour relier entre elles, d'un côté les transformations opératoires avec les structures qu'elles composent, et de l'autre les compositions de morphismes ou "transformations morphismiques", génératrices de nouveaux morphismes ou instruments de comparaison.

Un passage de la première page de ces conclusion permet de capturer le sens profond de cette épistémologie génétique des morphismes et catégories (mathématiques) mise au programme du CIEG dans les années 1970: Piaget y rappelle la conception de L. Couturat (reflétant le platonisme de B. Russell) qui, dans ses travaux d'épistémologie de la logique et des mathématiques, critiquait la notion d'opération mathématique en la considérant comme anthropomorphique, car associant aux êtres mathématiques une activité humaine qui leur est extérieure, ces êtres ne comportant pas d'actions ou d'opérations, mais étant exclusivement composés de relations et de formes. Pendant longtemps Piaget, dans sa conception de la réalité mathématique, a pris le contre-pied de Couturat en privilégiant la conception, défendue par L. Brunschvicg, selon laquelle les êtres mathématiques sont un produit de l'activité humaine, c'est-à-dire que les actions et opérations logico-mathématiques engendrent le réel mathématique. Ce n'est que dès la fin des années 1960, en portant au programme du CIEG la notion de fonction mathématique, que Piaget a enrichi sa propre vision en concevant que l'activité intellectuelle ou que l'intelligence humaine se compose non seulement d'activités de transformations (des objets réels, représentés sur lesquels elles portent), mais également d'activités de mises en correspondance ou d'activités de comparaison. D'où ce programme de recherche sur ces dernières activités proposé par Piaget dans les années 70, programme qui le conduit à mettre en évidence, à un certain niveau de développement, des transformations morphismiques engendrant de nouveaux instruments de comparaison. Cette découverte soulève dès lors le problème de relier ces transformations aux transformations opératoires qui portent sur des contenus "extramorphiques", problème auquel ces conclusions apportent une ébauche de solution.

Notons également le caractère hautement ambitieux de ces conclusions qui englobent sous une même analyse comparative et avec le même appareil conceptuel des faits qui relèvent de l'épistémologie mathématique (relations entre structures opératoires et morphismes), des faits qui relèvent de la psychogenèse (activités opératives versus activités comparatives, et enfin des faits qui relèvent de la biologie (filiation des espèces biologiques versus homologies pouvant être établies transversalement entre, par exemple, les pattes antérieures des mammifères tetrapodes et les ailes des oiseaux). C'est la triple orientation de l'activité scientifique permanente de Piaget qui se retrouve ainsi réunies dans ces quelques pages: la biologie, la psychologie et l'épistémologie des sciences, d'où d'ailleurs le caractère très abstrait des propositions de l'auteur, mais dont il faut se souvenir qu'elles se rattachent chez lui à des décennies de recherches très concrètes en ces domaines, à l'exception des études nécessairement plus abstraites consacrées à l'épistémologie des sciences.

Enfin, les dernières pages de ces conclusions montrent comment Piaget s'appuie sur la théorie des "catégories" (au sens mathématique) pour enrichir son ancienne modélisation des groupements VI et X de multiplications co-univoques des classes et des relations (JP42).

1975.
L'équilibration des structures cognitives : problème central du développement
. Avant-propos et chapitre I (Position des problèmes)
Paris: Presses univ. de France. (EEG 33)
Texte PDF mis à disposition le 22.12.2007
 - Présentation
D'emblée Piaget présente dans ce chapitre une vision complètement renouvelée de l'équilibration qui en 1957 déjà (JP57) était considérée comme le facteur explicatif central de la genèse des structures de la raison pratique, intellectuelle et morale, ainsi que de l'intelligence sensori-motrice et de la construction de la réalité perçue chez le bébé. Il ne s'agit plus, dans cette nouvelle approche, de livrer un modèle statistique et relativement abstrait de l'équilibration largement inspiré des théories et des concepts de la mécanique classique et de la thermodynamique. Le but est maintenant beaucoup plus ambitieux: décrire le plus concrètement possible, en s'inspirant des nombreux faits recueillis dans des recherches idoines, mais sans perdre la généralité théorique, le "mécanisme causal" de l'équilibration et de ses variétés. Retrouvant la richesse de l'approche tout à la fois organique et fonctionnelle autant que structurale qui était celle des travaux sur la naissance de l'intelligence et de la construction du réel chez l'enfant entre 0 et 2 ans (JP36, JP37), Piaget commence par rappeler comment l'intelligence humaine est le fait de schèmes assimilant la réalité extérieure (à laquelle il donne sens) et s'y accommodant; ainsi que de systèmes composés de schèmes exigeant par la force des choses des assimilations et des accommodations réciproques. De ce rappel des recherches des années trente, mais aussi du rappel implicite de l'intuition de départ de toute l'oeuvre de Piaget – le rôle primordial des totalités, de leurs parties, et de la conservation mutuelle qui les rattachent les unes aux autres –, résulte une démultiplication des fonctions et des variétés de l'équilibration. Toutes découlent de l'équilibration la plus fondamentale, celle qui se produit entre l'assimilation et l'accommodation qui sont, aux yeux de Piaget, les processus les plus généraux caractérisant les systèmes vivants, à quelque niveau que ce soit (biologique, psychologique, social). Cette équilibration se décline ensuite entre celle qui implique l'organisme et son milieu, ou, sur les plans psycho-sociologiques et cognitifs, le sujet et l'objet, mais aussi celle qui porte sur les parties (celles, organes, schèmes) dans la mesure où celles-ci en viennent à se coordonner les uns aux autres. Enfin, troisième variété d'équilibration (il en est d'autres), celle qui concerne le tout et ses parties, c'est-à-dire le mouvement de différenciation des dernières et le mouvement contraire d'intégration par lequel le tout cherche à se conserver et, donc, à conserver les parties qui le composent.

La thèse que va soutenir Piaget dans ce chapitre est celle selon laquelle, pour le vivant contrairement aux machines cybernétiques construites par l'homme, la régulation suprême est précisément la totalité organique que compose tout système vivant (thèse qui rejoint ou que rejoint celle de l'autopoïèse chère à H. Maturana et F. Varela). Un constat vient compléter cette thèse. En ce qui concerne la psychogenèse des systèmes cognitifs, l'un des moteurs principaux de l'équilibration est la dissymétrie initiale entre le positif (toute action est initialement positivement orientée, y compris lorsqu'il s'agit pour le jeune enfant de s'opposer à une action extérieure) et le négatif. L'une des caractéristiques les plus révélatrices du travail de l'équilibration au cours de la psychogenése est la construction des négations permettant à l'enfant de dépasser dépasser les nombreuses perturbations ou contradictions dues à ce déséquilibre initial, de combler les lacunes, de compenser progressivement ces perturbations et lacunes, donc dépasser les déséquilibres de départ – un processus qui aboutira finalement, mais cela n'est plus qu'une partie du problème, certes très importante du point de vue de l'explication de la raison, à la construction des structures cognitives durablement équilibrées de la raison opératoire, même si elles sont elles aussi appelées à être dépassées par des structures opératoires toujours plus puissantes créées au niveau toujours plus abstrait (au sens de l'abstraction réfléchissante) des sciences logico-mathématiques. Enfin, et dans le même sens, ce chapitre esquisse une morphologie des régulations qui offre l'intérêt de montrer comment, en effet, les opérations logico-mathématiques découvertes chez l'enfant et chez l'adolescent sont, ainsi que le remarquait le cybernéticien W. R. Ashby, des régulations parfaites au sens où chaque opération possède son inverse ou sa réciproque pour le sujet (dont le système cognitif opératoire concerné) qui la pense et traite les problèmes résoluble au moyen de ce système.

1975.
L'équilibration des structures cognitives : problème central du développement
. Chapitre III: … développement des structures sensori-motrices, perceptives et spatiales
Texte PDF mis à disposition le 06.01.2008
 - Présentation
Après la présentation générale de sa nouvelle conception de l'équilibration (majorante) exposée dans les deux premiers chapitres de son maître ouvrage de 1975, Piaget reconsidère dans ce troisième chapitre ses anciennes recherches sur le développement des structures sensori-motrices, perceptives et spatiales dans le but de démontrer dans le détail l'applicabilité du nouveau modèle par rapport aux faits connus. Il s'agit plus particulièrement de montrer dans ce chapitre que, dès le niveau des conduites sensori-motrices et perceptives, les constructions du sujet relèvent bien d'un d'un mécanisme d'équilibration, en d'autres termes que, de manière tout à fait générale, on y trouve à l'œuvre des régulations permettant aux schèmes d'annuler les déséquilibres résultant, par exemple, de leur défaut d'adaptation par rapport aux objets ou aux événements que le sujet cherche à assimiler (regarder, écouter, saisir, déplacer, modifier, etc.)… Notons toutefois que, en ce qui concerne l'application du modèle général exposé dans le deuxième chapitre aux faits observés dans les deux premières étapes de développement de l'intelligence sensori-motrice, ce modèle est adapté par son auteur pour tenir compte d'une caractéristique essentielle des conduites des premiers mois qui suivent la naissance: l'indifférenciation, pour le sujet lui-même, entre ce qui relève du soi (non encore reconnu) et du monde extérieur (en d'autres termes, des observables sur soi et des observables sur l'objet).


Les 5 derniers textes mis à disposition sont :

1970.
L’évolution intellectuelle de l’adolescence à l’âge adule
In: 3rd International Convention and Awarding of FONEME prizes 1970, Milan, May 9-10, 1970 . Milano: FONEME, pp. 149-156.
Texte PDF mis à disposition le 19.08.2020
 - Présentation
Dans ce texte, après avoir résumé les caractéristiques de la pensée formelle telle qu’elle a été découverte chez des adolescents genevois, Piaget expose trois hypothèses pouvant expliquer la non-généralisabilité de cette découverte à tous les adolescents de même âge, et même la possible absence de cette forme de pensée lorsque les conditions sociales ne permettent pas les échanges nécessaires à son développement. Une première hypothèse repose sur le caractère plus ou moins stimulant de l’environnement social dans lequel se développement la pensée de l’enfant et de l’adolescent. Les deux autres hypothèses reposent sur la spécialisation croissante des formes de pensée à partir de l’adolescence. Dans la deuxième hypothèse, seules certaines aptitudes et spécialisations aboutiraient à la construction de la pensée hypothético-déductive chez l’adolescent. Dans la troisième hypothèse, sauf exception, tous les adolescents vivant dans un environnement suffisamment stimulant auraient la possibilité d’atteindre la pensée formelle, mais pour certains, dans leur domaine de spécialisation seulement.

1948 avec Bärbel Inhelder.
La représentation de l’espace chez l’enfant. Partie II :
Chap. 12: Les similitudes et les proportions
La représentation de l’espace chez l’enfant. Paris: PUF, 1ère édition 1948; 2e édition 1972, pp. 371-434
Texte PDF mis à disposition le 11.06.2020
 - Présentation
Le chapitre 12 n’a pas fait l’objet d’une relecture finale. Merci de nous faire part de vos remarques permettant de procéder à la révision de ce chapitre en envoyant un courriel...

2010 Guy Cellérier.
Les systèmes gouvernés par les valeurs
, avec la collaboration d’Olivier Real del Sarte
CEPIAG, Genève
(Lien Document) mis à disposition le 02.04.2019
 - Présentation
Ce texte est une première version d’un chapitre d’un ouvrage en préparation. Vu son importance concernant l’épistémologie des systèmes biologiques et cybernétiques, nous avons décidé de le mettre en valeur sur le site de la Fondation Jean Piaget, en dépit de son inachèvement relatif.

2012 Laurent Fedi.
Lipman contre Piaget : une mauvaise querelle à propos de la philosophie pour enfants
Le Télémaque 2012/2 (n° 42), pages 149 à 162
(Lien Document) mis à disposition le 23.01.2019

1987 J.-J. Ducret.
Piaget et la philosophie
Revue de théologie et de philosophie, 119 (1987), pp217-229
(Lien Document) mis à disposition le 23.01.2019




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[…] on ne saurait introduire un état de conscience à titre de cause au sein des énergies physiologiques (dont le système devient ainsi susceptible de conserver sa valeur totale sans entorses au principe de la conservation de l’énergie), pas plus qu’un fait matériel ne saurait expliquer jamais un état de conscience. Psychologie et physiologie travailleront donc parallèlement, ce qui peut signifier en collaboration étroite (puisqu’il y a concomitance) mais sans interférence de leurs explications respectives.