Fondation Jean Piaget

500 textes (chapitres de livres, articles, brochures, etc.) en version électronique sont actuellement à disposition des utilisateurs. Les lecteurs qui rencontreraient d’éventuelles coquilles orthographiques ou ne parviendraient pas à télécharger un fichier sont invités à le(s) signaler en envoyant un courriel à l’adresse: J.-J. Ducret.

De petits textes de "présentation" peuvent accompagner les écrits mis à disposition. Parfois sans indication de date, ces textes de présentation peuvent à tout moment être modifiés ou complétés. Il est recommandé aux visiteurs qui en feraient usage de vérifier que la version utilisée par eux correspond à la dernière version présente sur le site! Toute correction ou suggestion concernant ces textes de présentation doit également être envoyée à l’adresse: J.-J. Ducret.

Le menu LIVRES permet d'accéder à la liste des ouvrages de Piaget (ou de Piaget et al.) dont la totalité ou quelques-uns des chapitres sont disponibles sur le site de la Fondation. Les chapitres de ces ouvrages sont téléchargeables sur les pages Chapitres du site. Les tables des matières de ces ouvrages sont accessibles à partir de la page Livres.

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Les 5 derniers textes électroniques téléchargés sont :

1949.
Traité de logique: essai de logistique opératoire.
Avant-propos
Paris: A. Colin, 1949. (Cet avant-propos n'a pas été reproduit dans la deuxième édition (révisée par J.B, Grize) de ce traité publiée sous le nouveau titre Essai de logique opératoire / J. Piaget, 1972.)
Texte PDF mis à disposition le 10.12.2010
 - Présentation
[Texte de présentation. Version au 6 octobre 2010.]

Ce bref avant-propos (de 3 pages et demi) est intéressante. Piaget s'y décrit en tant que "logicien formé par la psychologie", par opposition aux "logiciens de métier" tels que Russell, Wittgenstein ou Carnap, qui sont des mathématiciens ayant investi la science logique en y apportant une grande exigence de rigueur et de précision, mais en entreprenant des démarches réductionnistes qui tendent à perdre de vue les différences de nature entre la logique et les mathématiques. Plus tard, et notamment dans la deuxième édition du traité, Piaget, tout en conservant toutes les thèses formulées dans la première édition, fera œuvre de prudence en ne présentant plus son travail comme étant celui d'un logicien, de métier ou non. A notre sens, ces thèses n'ont toujours pas retenu l'attention qu'elles méritent en tant que modélisant des démarches effectives de la (pensée) logique élémentaire (celle à l'œuvre dans les activités de classification naturelle, ou encore dans la représentation et la conception des relations familiales à l'intérieur d'un arbre généalogique). Seuls quelques mathématiciens les ont considérées avec sérieux, dont Seymour Papert, l'un des plus proches collaborateurs de Piaget…

1980 (avec E. Marti et S. Wagner).
Recherches sur les correspondances.
Chap. 6: Correspondances et compositions relatives à la résistance de chaînes
Paris: Presses univ. de France. (EEG 37)
Texte PDF mis à disposition le 07.10.2013

1946.
Les notions de mouvement et de vitesse chez l’enfant.
Chap. V: Les mouvements relatifs
Les notions de mouvement et de vitesse chez l'enfant. Paris: Presses univ. de France, 1946. (2e éd. 1972.)
Texte PDF mis à disposition le 13.01.2012
 - Présentation
[Texte de présentation: version du 7 décembre 2011.]

Ce chapitre rapporte les difficultés que les enfants ont de concevoir les compositions de mouvements de deux mobiles dont l’un (une planche en carton) sert de support à l’autre (un escargot qui se déplace sur cette planche elle-même mobile). Il faut attendre 11-12 ans, et donc les débuts de la pensée formelle, pour que les sujets interrogés parviennent à composer les mouvements respectifs (et en particulier de sens inverse) de la planche et de l’escargot pour savoir de combien s’est déplacé ce dernier face au repère fixe qu’est un trait tracé sur la table devant laquelle l’expérimentateur-psychologue et le sujet interrogé se trouvent (la planche peut être déplacée de gauche à droite ou de droite à gauche parallèlement au bord de la table et à partir de ce trait; et l’escargot peut lui-même être déplacé de gauche à droite ou de droite à gauche par rapport à la planche).

Lorsque Piaget analyse les réponses des enfants confrontés à ce problème apparemment très simple de composition des mouvements relatifs, il n’a pas encore découvert les structures opératoires de niveau supérieur qui sous-tendent la pensée formelle et hypothético-déductive. Le fait que les sujets ne parviennent à résoudre ce type de problème que vers l’âge de 11-12 ans ne peut alors être expliqué qu’en évoquant un «mécanisme déductif portant sur des hypothèses», mécanisme jugé nécessaire pour penser simultanément à deux systèmes concrets de déplacements tels que celui des déplacements de la planche et celui de l’escargot (mécanisme qui, grâce à la capacité de formuler des hypothèses et d’en déduire les conséquences, permettrait au sujet « de traduire à volonté le simultané en successif [lors de la mesure de chaque déplacement] puis le successif en simultané »). Piaget voit bien que la difficulté réside dans le fait de pouvoir « coordonner » en un seul tout les déplacements intervenant dans ces systèmes, mais il n’a pas encore dégagé à ce stade d’évolution de ses travaux le système d’opérations sur des opérations qui réalise cette coordination, à savoir le groupe INRC (lequel permet, en l’occurrence, de lier opératoirement les opérations d’avancement et de recul de l’un des deux mobiles avec celles de l’autre mobile, l’avance de l’un pouvant par exemple être compensée par le recul de l’autre, etc.). La découverte, vers la fin des années 1940 (JP49), de cette structure opératoire ainsi que d’autres (par exemple la structure de réseau réunissant l’ensemble des opérations de la logique des propositions) sous-tendant le fonctionnement de la pensée formelle le conduira d’ailleurs à revenir ultérieurement sur les résultats de cette enquête sur les mouvement relatifs pour en donner une explication intégrant le rôle essentiel du groupe INRC dans la compréhension des mouvements relatifs (voir à ce sujet le chapitre 17 de JP55, pp. 281-283, chapitre qui sera prochainement placé sur le site de la Fondation Jean Piaget).

1980 (et collab.).
Recherches sur les correspondances.
Introduction
Paris: Presses univ. de France. (EEG 37)
Texte PDF mis à disposition le 01.07.2013

1973.
L’explication dans les sciences.
Remarques finales
In: L’explication dans les sciences: colloque de l’Académie internationale de philosophie des sciences, Genève 25-29 septembre 1970 / L. Apostel, G. Cellérier... [et al.]. Paris: Flammarion, pp. 215-232.
Texte PDF mis à disposition le 06.08.2016


Les 5 derniers textes mis à disposition sont :

1970.
L’évolution intellectuelle de l’adolescence à l’âge adule
In: 3rd International Convention and Awarding of FONEME prizes 1970, Milan, May 9-10, 1970 . Milano: FONEME, pp. 149-156.
Texte PDF mis à disposition le 19.08.2020
 - Présentation
Dans ce texte, après avoir résumé les caractéristiques de la pensée formelle telle qu’elle a été découverte chez des adolescents genevois, Piaget expose trois hypothèses pouvant expliquer la non-généralisabilité de cette découverte à tous les adolescents de même âge, et même la possible absence de cette forme de pensée lorsque les conditions sociales ne permettent pas les échanges nécessaires à son développement. Une première hypothèse repose sur le caractère plus ou moins stimulant de l’environnement social dans lequel se développement la pensée de l’enfant et de l’adolescent. Les deux autres hypothèses reposent sur la spécialisation croissante des formes de pensée à partir de l’adolescence. Dans la deuxième hypothèse, seules certaines aptitudes et spécialisations aboutiraient à la construction de la pensée hypothético-déductive chez l’adolescent. Dans la troisième hypothèse, sauf exception, tous les adolescents vivant dans un environnement suffisamment stimulant auraient la possibilité d’atteindre la pensée formelle, mais pour certains, dans leur domaine de spécialisation seulement.

1948 avec Bärbel Inhelder.
La représentation de l’espace chez l’enfant. Partie II :
Chap. 12: Les similitudes et les proportions
La représentation de l’espace chez l’enfant. Paris: PUF, 1ère édition 1948; 2e édition 1972, pp. 371-434
Texte PDF mis à disposition le 11.06.2020
 - Présentation
Le chapitre 12 n’a pas fait l’objet d’une relecture finale. Merci de nous faire part de vos remarques permettant de procéder à la révision de ce chapitre en envoyant un courriel...

2010 Guy Cellérier.
Les systèmes gouvernés par les valeurs
, avec la collaboration d’Olivier Real del Sarte
CEPIAG, Genève
(Lien Document) mis à disposition le 02.04.2019
 - Présentation
Ce texte est une première version d’un chapitre d’un ouvrage en préparation. Vu son importance concernant l’épistémologie des systèmes biologiques et cybernétiques, nous avons décidé de le mettre en valeur sur le site de la Fondation Jean Piaget, en dépit de son inachèvement relatif.

2012 Laurent Fedi.
Lipman contre Piaget : une mauvaise querelle à propos de la philosophie pour enfants
Le Télémaque 2012/2 (n° 42), pages 149 à 162
(Lien Document) mis à disposition le 23.01.2019

1987 J.-J. Ducret.
Piaget et la philosophie
Revue de théologie et de philosophie, 119 (1987), pp217-229
(Lien Document) mis à disposition le 23.01.2019




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La réalité vitale fondamentale n’est […] constituée ni par des structures intemporelles, soustraites à l’histoire ou la dominant comme le seraient des formes équilibrées d’organisation à conditions permanentes, ni par une succession historique d’aléas ou de crises comme le serait une suite de déséquilibres sans rééquilibrations, mais bien par des processus continus d’auto-régulations impliquant à la fois des déséquilibres et un dynamisme constant d’équilibration. […] c’est assez dire qu’à tous les niveaux et qu’il s’agisse de paliers historiques ou de degrés dans la hiérarchie d’une organisation, interviennent simultanément des facteurs exogènes, sources de déséquilibres mais aussi déclencheurs de « réponses », et des facteurs endogènes, sources de ces réponses et agents de l’équilibration.