Fondation Jean Piaget


Chapitres par E


1959.
Edouard Claparède (1873-1940)
In: Histoire de l'Université de Genève: annexes: historique des facultés et des instituts: 1914-1956. Genève: Librairie de l'Université Georg, pp. 68-69.

1954.
L'éducation artistique et la psychologie de l'enfant
In: Art et éducation: recueil d'essais / dir. de publ.: Edwin Ziegfeld. Paris: UNESCO, pp. 22-23.
Texte PDF mis à disposition le 28.11.2010
 - Présentation
[Texte de présentation. Version au 25 novembre 2010.]

Ceci est un des rares textes où Piaget se prononce sur des questions en lien avec l'esthétique (ici le problème de l'éducation artistique). Un autre texte dans lequel Piaget se prononce sur la question de l'esthétique est Recherche, sorte de roman autobiographique publié en 1918 et dont toute une partie annonce ses futures travaux en psychologie et en épistémologie (JP18).

On trouvera aussi de brèves considérations sur les sentiments esthétiques dans l'ouvrage de 1954 sur les rapports entre le développement de l'affectivité et de l'intelligence chez l'enfant (JP54) ou encore dans les interviews qu'il a pu donner et dans lesquels il est parfois question de ses rapports avec la vie artistique, la musique ou à la littérature, etc. (voir par exemple "Conservations libres avec Jean Piaget", de J.C. Bringuier).

En ce qui concerne le bref texte sur l'éducation artistique publié en 1954, il est judicieux de se souvenir que lorsque Piaget se prononce sur le terrain de la pédagogie, il ne considère pas ses propos comme relevant de la recherche scientifique à proprement parler, mais de ce que ses propres enquêtes de psychologie génétique suggèrent quant aux solutions à apporter à des problèmes se posant sur le terrain de l'éducation. Piaget a plus d'une fois insisté sur le fait que les suggestions ainsi avancées devraient faire l'objet de recherche de pédagogie expérimentale! (La question pourrait par exemple être posée de savoir si l'interruption assez générale de l'inventivité du jeune enfant ne découle pas également de l'entrée dans l'âge de raison, entrée qui est elle-même la conséquence du développement intellectuel de l'enfant, ou encore de l'évolution de sa personnalité en lien avec sa socialisation…)

1965/69.
Éducation et instruction depuis 1935
In: Encyclopédie française, t. XV: éducation et instruction. Paris: Société nouvelle de l'encyclopédie française, 1965, pp. 7-49. (Publié aussi in: Psychologie et pédagogie / Jean Piaget. Paris: Denoël-Gonthier, 1969, pp. 9-195.)
Texte PDF mis à disposition le 07.01.2013

1960.
EEG 11: Problèmes de la construction du nombre.
Introduction
in Problèmes de la construction du nombre. Études d'épistémologie génétique, vol. XI. Paris: Presses univ. de France, 1960, pp. 1-68
Texte PDF mis à disposition le 19.02.2013
 - Présentation
[Texte de présentation: version du 9 janv. 2013]

Ce texte, qui introduit et résume les travaux sur la construction du nombre réalisés au CIEG dans les années 1950, est très important dans la mesure où il complète et précise la conception piagétienne du nombre opératoire comme synthèse des opérations logiques de classes et de relations asymétriques. Ce faisant, il permet d’éviter des erreurs d’interprétation fréquemment rencontrées chez les psychologues dits « pospiagétiens » et chez des philosophes des sciences qui reprennent telles quelles ces erreurs.

Si les résultats observés confirment la conception piagétienne, leur intérêt principal est de montrer comment la synthèse des opérations de classes et de relations asymétriques constitutive du nombre opératoire se réalise progressivement, les propriétés propres à ce dernier étant effective d’abord pour des quantités numériques réduites, avant de l’être pour la série entière des nombres entiers. Par ailleurs, en ce qui concerne les sus-dites erreurs d’interprétation, il convient d’insister sur le fait que ces nouvelles recherches, comme d’ailleurs celles originalement exposées par Piaget et Szeminska dans leur ouvrage sur La genèse du nombre chez l’enfant, n’impliquent en rien l’absence de toute perception et notion de numérosité avant la construction du nombre opératoire. Piaget montre en particulier que la notion préopératoire de nombre trouvée chez le jeune enfant ne possède pas encore les propriétés qui sont le propre du nombre opératoire, dont l'abstraction des qualités qui oppose le un arithmétique au un logique.

Ce texte d’introduction contient également de précieuses réflexions sur la façon dont Piaget conçoit les relations scientifiques entre les recherches mathématiques (y compris celles sur les fondements des mathématiques) et les recherches psychologiques portant sur la construction ou reconstruction des êtres et des structures mathématiques (en particulier des classes et relations logiques, ainsi que des différentes variétés de nombres, jusqu’aux théories formelles voire formalisées) aussi bien chez le sujet-mathématicien que chez l’enfant et l'adolescent.

Enfin, ce texte offre une excellente illustration de la coopération scientifique que Piaget parvient à entreprendre avec des psychologues tels que le behavioriste D. Berlyne, et de l’art qu’il a de coordonner sa conception de la psychogenèse avec des conceptions psychologiques qui n’adoptent pas la même épistémologie quant à l’origine des connaissances mathématiques (ou plutôt de rechercher une assimilation réciproque des thèses en jeu).

1962.
EEG 16: Implication, formalisation et logique naturelle. I. Introduction
Études d'épistémologie génétique, volume 16, pp. 1-7. Paris: Presses Universitaires de France.
Texte PDF mis à disposition le 31.01.2010

1962.
EEG 16: Implication, formalisation et logique naturelle. VIII. Défense de l'épistémologie génétique
Études d'épistémologie génétique, volume 16, pp. 165-191. Paris: Presses Universitaires de France.
Texte PDF mis à disposition le 11.07.2013

1957.
EEG1: Introduction
Texte PDF mis à disposition le 06.03.2007

1957.
EEG1: Partie II - Programme et méthodes de l’épistémologie génétique
Texte PDF mis à disposition le 06.03.2007

1968.
EEG 22: Cybernétique et épistémologie. Avant-propos
Texte PDF mis à disposition le 27.05.2007
 - Présentation
Le volume 22 des Études d’épistémologie génétique contient des chapitres de Guy Cellérier, de Seymour Papert et de Gilbert Voyat. Ces chapitres concernent l’épistémologie sous-jacente aux différentes machines – dont le perceptron – conçues dans la toute jeune discipline qu’était alors l’intelligence artificielle. L’avant-propos rédigé par Piaget résume l’essentiel des résultats obtenus et révèle la grande importance que celui-ci accordait à cette nouvelle manière de faire progresser l’épistémologie.

Les chapitres de Guy Cellérier et de Seymour Papert sont disponibles sur la page Littérature secondaire I du site de la Fondation.

1957.
L'épistémologie de la relation
In: L'évolution humaine: spéciation et relation / par J. Anthony... [et al.]. Paris: Flammarion, pp. 145-175.
Texte PDF mis à disposition le 18.06.2007
 - Présentation
Ce texte est issu de sessions de travail organisées par l'Institut d'Étude des Relations Humaines sur le thème "Spéciation humaine et Relation" (nous n'avons pas retrouvé trace de cet Institut, qui semble avoir aujourd'hui disparu). L'exposé sur "L'épistémologie de la relation" a eu lieu lors de la séance de clôture. Il comporte deux parties principales, l'une consacrée à la psychogenèse du développement des relations, l'autre à des questions épistémologiques posées par la notion de relation
Dans la première partie de son intervention, Piaget compare les caractéristiques des relations telles qu'elles se présentent sur les plans de la perception et de l'intelligence représentative humaines, en ajoutant quelques considérations relatives à l'intelligence animale et à l'intelligence sensori-motrice du jeune enfant. Il y distingue les "relations modifiantes" voire "déformantes" qui apparaissent sur le plan de la perception, et les "relations conservantes" qui apparaissent dès les débuts de la pensée opératoire, vers 7 ans (avec de possibles formes voisines lors de la sixième étape de développement de l'intelligence sensori-motrice) – relations conservantes qui ne recouvrent cependant pas la totalité des compositions de relations propres à la pensée représentative. Les premières modifient les termes qu'elles relient, alors que les secondes les conservent. Les faits démontrent que la relation conservante, liée la construction des structures opératoires, est propre à l'espèce humaine "et encore à partir d'un certain niveau de culture collective et de développement individuel".

La deuxième partie de l'exposé a pour objet de clarifier la notion même de relation et d'examiner les rapports entre la relation et la classe ainsi qu'entre la relation et l'opération. En particulier, il s'oppose à tous ceux qui, comme Couturat – et ce conformément au réalisme logique de Russell –, refusent de rattacher les opérations logiques et mathématiques au fonctionnement de la pensée et les réduisent à de pures et simples relations préexistant à la pensée qui les saisit. L'opération est au contraire constructrice de relations nouvelles, ce qui ne l'empêche pas de toujours appartenir à un système ou structure, et d'être ainsi toujours reliée à d'autres opérations. Piaget distingue alors la "liaison", qui intervient partout, de la relation conservante, entendue plus strictement, c'est-à-dire au sens de la logique des relations. Enfin, dans sa conclusion finale, Piaget souligne que si le domaine des relations dépasse de beaucoup les seules relations conservantes, c'est le développement de ces dernières (donc de la pensée opératoire) qui seule permet de rendre compte des propriétés probabilistes des relations déformantes propres à la perception, mais aussi à la pensée préopératoire, ou aux différents systèmes des valeurs non-normatives (économiques, etc.).

1969.
L'épistémologie génétique
In: La philosophie contemporaine: chroniques, vol. 3: métaphysique, phénoménologie, langage et structure / ed. by Raymond Klibansky. Firenze: La Nuova Italia, pp. 243-257.

1972.
L'épistémologie des relations interdisciplinaires
In: L'interdisciplinarité: problèmes d'enseignement et de recherche dans les universités. Paris: OCDE, pp 131-144. (Publié aussi in: Internationales Jahrbuch für interdisziplinäre Forschung, 1974, vol.1, pp. 154-172. Publié partiellement in: Uni information, 1973, n. 31, pp. 4-8.)
Texte PDF mis à disposition le 30.03.2009
 - Présentation
Résumé d’un séminaire sur l’interdisciplinarité dans les universités, organisé par le CERI (Centre pour la Recherche et l’Innovation dans l’Enseignement) à l’Université de Nice, du 7 au 12 septembre 1970, ce texte s'inscrit dans la suite de ceux dans lesquels Piaget, en s'appuyant sur une large connaissance, à la fois de la philosophie des sciences et du fonctionnement des sciences logico-mathématiques, physiques, biologiques, psychologiques et sociales, examine la nature des rapports entre ces sciences. On retrouve ici la notion de cercle des sciences que l'auteur oppose à l'ancienne conception linéaire et hiérarchique du positivisme. Contrairement la vision réductionniste (du haut vers le bas) du rapport entre sciences conçue par Auguste Comte, Piaget insiste sur le caractère mutuellement enrichissant de ces rapports. L'examen de ceux-ci conduit par ailleurs à la distinction de 3 niveaux de relations: multidisciplinaire, interdisciplinaire, et enfin transdisciplinaire, ce dernier niveau se caractérisant par une relative suppression des frontières entre sciences. L'aboutissement complet de ce mouvement serait une "théorie générale des systèmes ou des structures" ou encore une "physique générale" qui se serait enrichie au point de pouvoir englober la spécificité des structures du vivant et de la pensée…

1977.
L'épistémologie des régulations: introduction
In: L'idée de régulation dans les sciences: 2e vol. des Séminaires interdisciplinaires du Collège de France / éd.: A. Lichnerrowicz, F. Perroux, G. Gadoffre. Paris: Maloine: Doin, pp. I-XIII.
Texte PDF mis à disposition le 14.01.2008
 - Présentation
Rédigé au début des années 1970, ce texte a été rédigé par Piaget à la demande de Françoise Perroux pour introduire le volume des séminaires interdisciplinaires du Collège de France consacrés à "l'idée de régulation dans les sciences" (titre donné au volume publié en 1977). Piaget y décrit les différents paliers de régulation et d'équilibration productrices des nouvelles formes physiques, biologiques et sociales, ce qui lui permet (1) de mettre en perspective l'originalité des régulations, autorégulations et équilibrations propres à la psychogenèse des structures cognitives, et (2), par l'examen de l'évolution des mécanismes de régulation, de corroborer une nouvelle fois la thèse du constructivisme épistémologique.

1961.
(EEG 14) Épistémologie des mathématiques. Partie II.
[Introduction]
In volume 14 des Études d’épistémologie génétique (partie II), pp. 143-148), Paris: Presses Universitaires de France, 1961
Texte PDF mis à disposition le 23.05.2014

1961.
(EEG 14) Épistémologie des mathématiques. Partie II.
Chap. 7: Les leçons de l’histoire des relations entre la logique et la psychologie
In volume 14 des Études d’épistémologie génétique (partie II), pp. 149-175), Paris: Presses Universitaires de France, 1961
Texte PDF mis à disposition le 23.05.2014
 - Présentation
[Présentation FJP, version février 2014]

Ce texte est le premier des six chapitres rédigés par Piaget composant la deuxième partie du volume 14 des Etudes d’épistémologie génétique ayant pour objet l’examen des rapports entre "Épistémologie des mathématiques et psychologie" (composée elle aussi de six chapitres, la première partie du volume 14 a été rédigée par le logicien W. Beth, hormis une brève note finale sur « l’idée de machine à penser » dont J.B. Grize est l’auteur). Dans ce premier des six chapitres, après avoir retracé les trois étapes de l’histoire des relations entre la logique et la psychologie, Piaget expose les raisons pour lesquelles la résolution objective de problèmes épistémologiques relatifs aux sciences logiques et mathématiques exige le recours à la psycho(-socio)logie expérimentale et génétique —à laquelle on peut ajouter les disciplines historico-critiques et sociogénétiques— lorsque ces problèmes soulèvent des questions de faits (les vérités logico-mathématiques qui s’imposent à tous les niveaux de développement de la pensée logique et de la pensée mathématique apparaissant pour le psychologue qui les étudient comme des «faits normatifs»). C’est le cas par exemple des réponses à apporter aux questions de l’origine épistémologique des vérités logiques et mathématiques (à distinguer des questions de fondement logique recourant aux seules méthodes déductives).

1961.
(EEG 14) Épistémologie des mathématiques. Partie II.
Chap. 8: Problèmes généraux de la pensée logico-mathématiques. A) Le problème des structures
In volume 14 des Études d’épistémologie génétique (partie II), pp. 176-204), Paris: Presses Universitaires de France, 1961
Texte PDF mis à disposition le 16.06.2014

1961.
(EEG 14) Épistémologie des mathématiques. Partie II.
Chap. 9: Problèmes généraux de la pensée logico-mathématiques. B) Evidence, intuition et invention
In volume 14 des Études d’épistémologie génétique (partie II), pp. 205-241), Paris: Presses Universitaires de France, 1961
Texte PDF mis à disposition le 07.07.2014

1961.
(EEG 14) Épistémologie des mathématiques. Partie II.
Chap. 10: Les problèmes psychologiques de la pensée «pure»
In volume 14 des Études d’épistémologie génétique (partie II), pp. 242-276), Paris: Presses Universitaires de France, 1961
Texte PDF mis à disposition le 28.07.2014

1961.
(EEG 14) Épistémologie des mathématiques. Partie II.
Chap. 11: Quelques convergences entre les analyses formelles et génétiques
In volume 14 des Études d’épistémologie génétique (partie II), pp. 277-299), Paris: Presses Universitaires de France, 1961
Texte PDF mis à disposition le 18.08.2014

1961.
(EEG 14) Épistémologie des mathématiques. Partie II.
Chap. 12: Problèmes épistémologiques à incidences logiques et psychogénétiques
In volume 14 des Études d’épistémologie génétique (partie II), pp. 300-324), Paris: Presses Universitaires de France, 1961
Texte PDF mis à disposition le 15.09.2014

1961 (co-signé par W. Beth).
(EEG 14) Épistémologie des mathématiques. Partie II. Conclusions générales
In volume 14 des Études d’épistémologie génétique (partie II), pp. 325-332), Paris: Presses Universitaires de France, 1961
Texte PDF mis à disposition le 30.09.2014

1977.
L'équilibration: thèses additionnelles
In: Épistémologie génétique et équilibration: hommage à Jean Piaget / réd. B. Inhelder, R. Garcia, J. Vonèche. Neuchâtel; Paris: Delachaux et Niestlé, pp. 13-17. (Réponses de Jean Piaget à la discussion des thèses additionnelles: à B. Inhelder, p. 26-29; à I. Prigogine, p. 39-42; à P. Weiss, p. 45; à C. Nowinski, pp. 47-49; à S. Papert, pp. 53-54, à J.-B. Grize, pp. 58-60; à L. Apostel, pp. 63-66; à P. Gréco, pp. 72-76 et à H. von Foerster, pp. 90-92. Interventions de Jean Piaget à la table ronde sur les thèses: pp. 100, 102-103, 105-106, 109-110, 113-115, 118-119, 120-121, 122, 124, 130-131, 133-134. Remarques finales par J. Piaget: pp. 135-139.)

1941.
Essai sur la théorie des valeurs qualitatives en sociologie statique ("synchronique")
In: Études économiques et sociales / publ. à l'occasion du XXVe anniversaire de la fondation de la Faculté des sciences économiques et sociales de l'Université de Genève; A. Babel... [et al.]. Genève: Georg, pp. 31-79. (Publié aussi in: Études sociologiques / J. Piaget. Genève: Droz, 1965, pp. 100-142.)
Texte PDF mis à disposition le 06.03.2007

1913.
Étude zoogéographique de quelques dépôts coquilliers quaternaires du Seeland et des environs
In: Mitteilungen der naturforschenden Gesellschaft in Bern [...], 1913, pp. 105-186.

1933.
L'évolution sociale et la pédagogie nouvelle
In: Sixième Congrès mondial de la Ligue internationale pour l'éducation nouvelle: compte rendu complet: Nice, France, du 29 juillet au 12 août 1932. London: New education fellowship, pp. 474-484.

1970.
L'évolution intellectuelle entre l'adolescence et l'âge adulte
In: 3rd International Convention and Awarding of FONEME prizes 1970, Milan, May 9-10, 1970 . Milano: FONEME, pp. 149-156.

1970.
Intellectual evolution from adolescence to adulthood
n: 3rd International Convention and Awarding of FONEME prizes 1970, Milan, May 9-10, 1970 . Milano: FONEME, pp. 149-156.
Texte PDF mis à disposition le 14.04.2008
 - Présentation
Traduction anglaise par J. Bliss, du texte en français écrit par Piaget pour la remise du prix FONEME. Dans ce texte, après avoir résumé les caractéristiques de la pensée formelle telle qu'elle a été découverte chez des adolescents genevois, Piaget expose trois hypothèses pouvant expliquer la non-généralisabilité de cette découverte à tous les adolescents de même âge, et même la possible absence de cette forme de pensée lorsque les conditions sociales ne permettent pas les échanges nécessaires à son développement. Une première hypothèse repose sur le caractère plus ou moins stimulant de l'environnement social dans lequel se développement la pensée de l'enfant et de l'adolescent. Les deux autres hypothèses reposent sur la spécialisation croissante des formes de pensée à partir de l'adolescence. Dans la deuxième hypothèse, seules certaines aptitudes et spécialisations aboutiraient à la construction de la pensée hypothético-déductive chez l'adolescent. Dans la troisième hypothèse, sauf exception, tous les adolescents vivant dans un environnement suffisamment stimulant auraient la possibilité d'atteindre la pensée formelle, mais pour certains, dans leur domaine de spécialisation seulement.

1939.
Examen des méthodes nouvelles
In: Encyclopédie française, t. 15: éducation et instruction / [dir. par C. Bouglé]. Paris: Société de gestion de l'Encyclopédie française, Fasc. 28, pp. 1-13.
Texte PDF mis à disposition le 08.04.2013

1963.
L'explication en psychologie et le parallélisme psychophysiologique
In: P. Fraisse, J. Piaget et M. Reuchlin., Traité de psychologie expérimentale. Vol. I, Histoire et méthode. Paris: Presses univ. de France, 1963, pp. 121-152. (2e éd., 1967, pp. 123-162; 3e éd., 1970, pp, 131-170; 4e éd. 1976, pp. 137-184); 5e éd., 1981, pp. 237-185)
Présentation
(FJP / 18.06.2012) Le texte de l'édition de 1976 sera prochainement mis à disposition sous l'année 1976…


1976 (1ère éd. 1963).
L'explication en psychologie et le parallélisme psychophysiologique
(texte révisé)
In: P. Fraisse, J. Piaget et M. Reuchlin., Traité de psychologie expérimentale. Vol. I, Histoire et méthode. Paris: Presses univ. de France, 1963, pp. 121-152. (2e éd., 1967, pp. 123-162; 3e éd., 1970, pp, 131-170; 4e éd. 1976, pp. 137-184); 5e éd., 1981, pp. 237-185)
Texte PDF mis à disposition le 26.11.2012
 - Présentation
[Texte de présentation - version du 19 juin 2012.]

L’analyse entreprise et les conclusions auxquelles Piaget procède et aboutit dans ce chapitre sur l’explication en psychologie sont intéressantes à un double titre.

D’une part, Piaget applique et retrouve sur le terrain de la psychologie scientifique la thèse à laquelle le conduisent ses études épistémologiques de la causalité physique, à savoir que, comme pour cette dernière, les explications psychologiques les plus avancées s’appuient non seulement sur la composition déductive des lois observées, mais aussi et surtout sur des modèles mécaniques ou probabilistes concrets ou abstraits, composés de déductions et autres opérations logico-mathématiques, qui expriment sur le plan de la pensée thématisante des opérateurs que cette pensée peut sous certaines conditions attribuer à la réalité étudiée.

D’autre part, et en conséquence de cette interprétation de la causalité scientifique comme foncièrement basée sur l’attribution au réel (qu’il soit physique, organique ou psychologique) étudié de structures opérantes isomorphes aux structures thématisées par les mathématiciens, Piaget parvient ainsi à livrer une nouvelle interprétation du parallélisme partiel (ou des relations de correspondance partielle) entre la série des états et des activités propres à la conscience, et la série des états et activités du cerveau —parallélisme soutenu par plusieurs théoriciens de la psychologie pour rendre compte des rapports de concomitance entre cerveau et conscience sans supprimer l’un des deux termes en jeu. De même que le physicien ne saurait expliquer la réalité physique sans recourir à des déductions et des modèles logico-mathématique non réductibles à cette réalité, de même les implications signifiantes qui, en fonction du niveau d’évolution ou de développement des conduites psychologiques, prennent une place de plus en plus grande dans l’activité psychologique, ne sauraient être réduites à la réalité neuronale qui n’en reste pas moins une condition de cette activité.

Notons encore, pour terminer, que, dans ce texte, Piaget laisse entrevoir une possible convergence entre les modèles logico-mathématiques de la neurologie et les modèles logico-mathématiques de la psychologie, convergence qui, si elle se confirmait, pourrait bien selon conforter une thèse moniste selon laquelle faits neurophysiologiques et faits de conscience pourraient bien n’être que les deux faces d’une seule et même réalité (donc une thèse ni matérialiste, ni spiritualiste, ni dualiste, mais matérialiste et spiritualiste qui rejoint la double problématique du cercle des sciences et du cercle sujet-objet, qui est au coeur de l’épistémologie génétique piagétienne).

1973.
L’explication dans les sciences.
Introduction: le problème de l’explication
In: L’explication dans les sciences, Genève 25-29 septembre 1970 / L. Apostel, G. Cellérier... [et al.]. Paris: Flammarion, 1973, pp. 7-18.
Texte PDF mis à disposition le 06.08.2016

1973.
L’explication dans les sciences.
Remarques finales
In: L’explication dans les sciences: colloque de l’Académie internationale de philosophie des sciences, Genève 25-29 septembre 1970 / L. Apostel, G. Cellérier... [et al.]. Paris: Flammarion, pp. 215-232.
Texte PDF mis à disposition le 06.08.2016

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La différence entre le temps et l’espace est […] à chercher dans le processus même de [l']application des actions ou des opérations aux objets extérieurs: dans le cas de l’espace, la coordination des actions suffit, par son exercice au cours des actions particulières, à assurer la construction des structures sans emprunter à titre de matériaux les propriétés des objets comme tels […]; au contraire, dans le cas du temps, l’abstraction à partir de la coordination des actions ne suffit pas à la construction des structures et celles-ci empruntent aux objets certains caractères que le sujet abstrait de ces objets eux-mêmes.