Fondation Jean Piaget

500 textes (chapitres de livres, articles, brochures, etc.) en version électronique sont actuellement à disposition des utilisateurs. Les lecteurs qui rencontreraient d’éventuelles coquilles orthographiques ou ne parviendraient pas à télécharger un fichier sont invités à le(s) signaler en envoyant un courriel à l’adresse: J.-J. Ducret.

De petits textes de "présentation" peuvent accompagner les écrits mis à disposition. Parfois sans indication de date, ces textes de présentation peuvent à tout moment être modifiés ou complétés. Il est recommandé aux visiteurs qui en feraient usage de vérifier que la version utilisée par eux correspond à la dernière version présente sur le site! Toute correction ou suggestion concernant ces textes de présentation doit également être envoyée à l’adresse: J.-J. Ducret.

Le menu LIVRES permet d'accéder à la liste des ouvrages de Piaget (ou de Piaget et al.) dont la totalité ou quelques-uns des chapitres sont disponibles sur le site de la Fondation. Les chapitres de ces ouvrages sont téléchargeables sur les pages Chapitres du site. Les tables des matières de ces ouvrages sont accessibles à partir de la page Livres.

Le menu CHAPITRES permet d’accéder à la totalité ou à quelques-uns des chapitres des ouvrages dont Piaget est l’auteur ou le co-auteur, ainsi qu’exceptionnellement à des sections d’articles de Piaget (lorsqu’un article particulièrement long est décomposé en sous-documents téléchargeables individuellement).

Le menu AUTRES permet d’accéder aux articles et chapitres de Piaget publiés dans des revues, dans les volumes des Etudes d'épistémologie génétique dont il n'est pas le seul auteur ou co-auteur, ou dans des ouvrages dont il n’est pas l’éditeur, ainsi qu’à des textes "manuscrits" (non publiés) ou des textes imprimés sous forme de brochure.

Les 5 derniers textes électroniques téléchargés sont :

1955 avec Bärbel Inhelder.
De la logique de l'enfant à la logique de l'adolescent
Avant-Propos
De la logique de l'enfant à la logique de l'adolescent: essai sur la construction des structures opératoires formelles, pp. 1-4. Paris: Presses Univ. de France. (2e éd. 1970.)
Texte PDF mis à disposition le 27.03.2010

1923.
La psychologie et les valeurs religieuses
In: Sainte-Croix 1922 / [éd. par l'] Association chrétienne d'étudiants de la Suisse romande. Lausanne: Impr. La Concorde, pp. 38-82.
Texte PDF mis à disposition le 27.04.2008
 - Présentation
Ce texte d'une conférence donnée par Piaget en 1922, dans le cadre d'une réunion de l'Association Chrétienne d'Etudiants de Suisse Romande, est intéressant à différents titres. D'abord on y découvre la conception que son auteur se faisait à 26 ans des rapports entre foi et science, ainsi que des indices de sa propre foi religieuse au début de ses recherches en psychologie et philosophie des sciences. La solution qu'il expose repose sur la distinction post-kantienne proposée par T. Flournoy entre le domaine de l'explication, réservé à la science, et le domaine des valeurs religieuses et de leur justification dans "l'ordre ultime des choses", qui échappe à toute connaissance. Par ailleurs, les auteurs qu'il y mentionne, dont E. Boutroux, T. Flournoy, J.M. Baldwin, H. Höffding, L. Brunschvicg, A. Reymond, permettent d'insérer dans l'histoire des idées la vision ici proposée des rapports entre science et religion.

Deuxièmement, ce texte contient de précieuses considérations sur l'apport de la méthode psychologique, et plus particulièrement de la psychologie génétique mais aussi de la psychanalyse à la résolution de problèmes touchants les engagements moraux et religieux. Dans le même ordre d'idées, on y trouve d'intéressantes considérations sur la catégorisation hiérarchique des conduites ou des croyances du sujet (en d'autres termes, sur la signification des stades observés en psychologique génétique).

Troisièmement, comme source d'inspiration pour une psychologie des valeurs, on trouve exposée dans ces pages une conception de la logique dans laquelle un rôle essentiel est réservé à une forme particulière d'expérience, dite logique, dans les déductions du sujet. Dans cette conception, loin de suivre mécaniquement des règles données de l'extérieur, c'est au sujet qu'il revient de réfléchir sa propre pensée pour y éprouver la cohérence et la véracité de ses jugements. Mais la psychologie n'est bien sûr pas reniée. L'étude psychologique de la logique du sujet permet de découvrir le rôle essentiel de la réversibilité dans cette expérience logique par laquelle le sujet met à l'épreuve la véracité de sa pensée. De même, recours est fait dans ces pages à la notion d'équilibre ou à la conscience d'un accord ou d'un désaccord, d'un équilibre ou d'un déséquilibre, comme moyen d'attester la vérité d'un jugement. Il faut se demander si il n'y a pas là une conception "logico-psychologique" du vrai qui restera constamment en soubassement des prises de position de Piaget sur les caractéristiques de la pensée vraie (équilibre et réversibilité).

On trouvera aussi dans ces considérations sur l'expérience logique de quoi justifier une prise de position selon laquelle la pensée du jeune enfant comporte une logique, certes ne portant pas encore sur les relations et les transformations, mais présentant déjà une certaine cohérence et une structure qui sera modélisées bien plus tard, à la fin des années 1960, lors des études sur l'épistémologie de la fonction.

Notons enfin que l'on trouve dans ce texte le germe des prises de position épistémologiques ultérieures quant aux rapports entre les sciences elles-mêmes (rapports entre autres guidés par un idéal constant de réduction de la psychologie à la biologie, de la biologie à la physico-chimie, de celle-ci à la physique, et enfin de la physique à la mécanique, mais idéal qui aboutit de fait à des réductions modifiant et enrichissant à chaque fois la science de niveau "inférieur").

1959.
Apprentissage et connaissance.
Première partie
Paris: Presses univ. de France. (EEG 7), pp. 21-67
Texte PDF mis à disposition le 20.01.2014

1968.
Le point de vue de Piaget
Journal international de psychologie, 3, n. 4, pp. 281-299.
Texte PDF mis à disposition le 29.06.2012
 - Présentation
[Texte de présentation — version juin 2012.]

Dans ce texte, Piaget offre une synthèse théorique tout à la fois très claire et d'apparence très simple et générale des points les plus centraux de sa théorie constructiviste du développement de l'intelligence chez l'enfant. Tout en prenant appui sur les anciennes recherches conduites entre le milieu des années 1920 et le milieu des années 1950, cette synthèse incorpore quelques-uns des résultats les plus marquants des travaux plus récents de psychologie et d'épistémologie génétique (par exemple les recherches réalisées au CIEG dès le milieu des années 1950, mais aussi par Inhelder, Sinclair et Bovet dans les années 1960 sur les rapports entre activités d'apprentissage et développement des structures opérations), ainsi que les nouveaux modèles et concepts de la théorie de l'évolution biologique. L'apparente simplicité et généralité de cette synthèse ne doit cependant pas faire oublier ou conduire à méconnaître l'ensemble impressionnant de faits expérimentaux, empruntés aussi bien à la biologie qu'à la psychologie et à l'épistémologie génétiques, sans lesquels la théorie ici exposée perd toute sa portée et sa richesse explicatives.

Ce texte a été complété et traduit en anglais par G. Cellérier et J. Langer pour être publié en 1970, sous le titre Piaget's theory dans la 3e édition du "Carmichael's manuel of child psychologie". Cette réédition a pour intérêt principale d'offrir de nouvelles illustrations expérimentales et des compléments de modélisation logique en rapport avec plusieurs points centraux de la théorie piagétienne du développement cognitif. En conclusion, elle met également en évidence et justifie les rapports étroits de la psychologie génétique avec l'épistémologie génétique. 

La version électronique de l'édition anglaise sera également disponible dans le courant de l'été sur le site de la Fondation Jean Piaget (à l'année 1970).

1966.
L'initiation aux mathématiques, les mathématiques modernes et la psychologie de l'enfant
L'enseignement mathématique, vol. 12, pp. 289-292.
Texte PDF mis à disposition le 24.05.2010
 - Présentation
[Texte de présentation; version du 24 mai 2010]

Dans ce très court texte de 1966, Piaget prend position par rapport aux réformes de l'enseignement des années 1960 basées sur la mise en valeur des travaux du 20e siècle sur les fondements des mathématiques et sur la place centrale qu'y occupe la théorie des ensembles. Piaget suggère la prudence dans la mise en oeuvre de ces réformes, en insistant sur leur danger.

S'il est vrai qu'il existe une convergence entre le développement spontané des activités mathématiques des enfants (classifications, sériations, partitions, et même plus profondément encore activités de mises en correspondance, etc.), et les nouvelles idéalités mathématiques découvertes ou construites par les mathématiciens du 20e siècle, il n'en reste pas moins que ces idéalités sont le résultat d'un processus d'abstraction réfléchissante et de thématisation de très haut niveau, alors que les activités mathématiques des enfants relèvent de l'action, puis de la pensée opératoire, et qu'une "longue série de transitions demeure nécessaire pour passer de la pensée opératoire à la réflexion sur cette pensée" (p. 292). En un mot, il convient de ne pas "brûler les étapes" si l'on ne veut pas tomber dans le piège de vouloir "enseigner les mathématiques modernes avec des méthodes archaïques"…


Les 5 derniers textes mis à disposition sont :

1970.
L’évolution intellectuelle de l’adolescence à l’âge adule
In: 3rd International Convention and Awarding of FONEME prizes 1970, Milan, May 9-10, 1970 . Milano: FONEME, pp. 149-156.
Texte PDF mis à disposition le 19.08.2020
 - Présentation
Dans ce texte, après avoir résumé les caractéristiques de la pensée formelle telle qu’elle a été découverte chez des adolescents genevois, Piaget expose trois hypothèses pouvant expliquer la non-généralisabilité de cette découverte à tous les adolescents de même âge, et même la possible absence de cette forme de pensée lorsque les conditions sociales ne permettent pas les échanges nécessaires à son développement. Une première hypothèse repose sur le caractère plus ou moins stimulant de l’environnement social dans lequel se développement la pensée de l’enfant et de l’adolescent. Les deux autres hypothèses reposent sur la spécialisation croissante des formes de pensée à partir de l’adolescence. Dans la deuxième hypothèse, seules certaines aptitudes et spécialisations aboutiraient à la construction de la pensée hypothético-déductive chez l’adolescent. Dans la troisième hypothèse, sauf exception, tous les adolescents vivant dans un environnement suffisamment stimulant auraient la possibilité d’atteindre la pensée formelle, mais pour certains, dans leur domaine de spécialisation seulement.

1948 avec Bärbel Inhelder.
La représentation de l’espace chez l’enfant. Partie II :
Chap. 12: Les similitudes et les proportions
La représentation de l’espace chez l’enfant. Paris: PUF, 1ère édition 1948; 2e édition 1972, pp. 371-434
Texte PDF mis à disposition le 11.06.2020
 - Présentation
Le chapitre 12 n’a pas fait l’objet d’une relecture finale. Merci de nous faire part de vos remarques permettant de procéder à la révision de ce chapitre en envoyant un courriel...

2010 Guy Cellérier.
Les systèmes gouvernés par les valeurs
, avec la collaboration d’Olivier Real del Sarte
CEPIAG, Genève
(Lien Document) mis à disposition le 02.04.2019
 - Présentation
Ce texte est une première version d’un chapitre d’un ouvrage en préparation. Vu son importance concernant l’épistémologie des systèmes biologiques et cybernétiques, nous avons décidé de le mettre en valeur sur le site de la Fondation Jean Piaget, en dépit de son inachèvement relatif.

2012 Laurent Fedi.
Lipman contre Piaget : une mauvaise querelle à propos de la philosophie pour enfants
Le Télémaque 2012/2 (n° 42), pages 149 à 162
(Lien Document) mis à disposition le 23.01.2019

1987 J.-J. Ducret.
Piaget et la philosophie
Revue de théologie et de philosophie, 119 (1987), pp217-229
(Lien Document) mis à disposition le 23.01.2019




Haut de page


[…] le groupe social joue […] au point de vue cognitif le même rôle que la « population » au point de vue génétique et par conséquent à celui de l’instinct. En ce sens la société est l’unité suprême et l’individu ne parvient à ses inventions ou constructions intellectuelles que dans la mesure où il est le siège d’interactions collectives dont le niveau et la valeur dépendent naturellement de la société en son ensemble.