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Texte d'un exposé donné dans le cadre d'un colloque international sur "apprentissage et mémoire" (Rome, 1967) au cours duquel Piaget a sommairement présenté quelques-uns des résultats des recherches conduites avec B. Inhelder et H. Sinclair sur les rapports entre la transformation des souvenirs et le développement de l'intelligence opératoire. On relèvera en particulier la distinction que Piaget propose ici entre la mémoire de récognition (retrouver parmi des dessins celui qui représente le mieux une réalité précédemment perçue, par exemple une sériation de baguettes formant une sorte de M), la mémoire de reconstitution (reconstituer cette même réalité au moyen d'objets dont elle était composée) et la mémoire d'évocation (reproduire cette réalité au moyen d'un dessin ou d'une description verbale), ou encore le fait que si le développement de l'intelligence opératoire peut se traduire par une amélioration du souvenir, des régressions peuvent également se produire sous l'action de conflits cognitifs propres à certaines étapes intermédiaires de ce développement. De manière générale, les résultats observés confortent la thèse que la mémoire évocatrice (la mémoire du passé) est une activité largement intellectuelle et (re)constructrice, dépendante de l'évolution des schèmes moteurs et représentatifs.
Ce texte est le premier des six chapitres rédigés par Piaget composant la deuxième partie du volume 14 des Etudes d’épistémologie génétique ayant pour objet l’examen des rapports entre "Épistémologie des mathématiques et psychologie" (composée elle aussi de six chapitres, la première partie du volume 14 a été rédigée par le logicien W. Beth, hormis une brève note finale sur « l’idée de machine à penser » dont J.B. Grize est l’auteur). Dans ce premier des six chapitres, après avoir retracé les trois étapes de l’histoire des relations entre la logique et la psychologie, Piaget expose les raisons pour lesquelles la résolution objective de problèmes épistémologiques relatifs aux sciences logiques et mathématiques exige le recours à la psycho(-socio)logie expérimentale et génétique —à laquelle on peut ajouter les disciplines historico-critiques et sociogénétiques— lorsque ces problèmes soulèvent des questions de faits (les vérités logico-mathématiques qui s’imposent à tous les niveaux de développement de la pensée logique et de la pensée mathématique apparaissant pour le psychologue qui les étudient comme des «faits normatifs»). C’est le cas par exemple des réponses à apporter aux questions de l’origine épistémologique des vérités logiques et mathématiques (à distinguer des questions de fondement logique recourant aux seules méthodes déductives).
Cet ouvrage est sans conteste l’un des plus importants de toute l’œuvre de Piaget. Son but est manifeste: à travers l’examen systématique de très nombreuses conduites spontanées ou provoquées de différents niveaux minutieusement choisies et décrites, il s’agit de révéler et d’expliquer la naissance de l’intelligence sensori-motrice chez l’enfant, ou encore le passage des conduites innées aux conduites acquises, en d’autres termes de l’adaptation biologique à l’adaptation psychologique, dont cette intelligence est l’instrument mais aussi le produit. Les observations faites par Piaget sur ses trois enfants sont l’objet d’une analyse très fine et approfondie, réalisée au moyen d’un cadre conceptuel très riche qui prolonge, en les dépassant, les travaux des premiers psychologues du développement (dont J.-M. Baldwin) et bénéficie de la formation préalable ou parallèle de l’auteur en biologie et en épistémologie. Ce cadre théorique se voit lui-même progressivement différencié et clarifié au fil des observations illustrant les étapes successives de construction de cette première forme d’intelligence.
Rédigé simultanément à un autre portant sur la construction du réel, et des catégories qui permettent cette construction chez et par l’enfant, cet ouvrage, est l’un des plus éclairant quant à la signification d’un ensemble de notions théoriques qui sont au cœur de l’explication piagétienne de l’intelligence, à savoir les notions de schème, d’assimilation et d’accommodation, aux côtés de l’équilibration (si le terme n’est pas encore d’usage chez Piaget en 1936, l’idée générale l’est déjà). Cet ouvrage offre en outre l’intérêt de compléter l’analyse structurale des conduites permettant leur hiérachisation par un analyse fonctionnelle qui fait comprendre les raisons de la progression des conduites innées aux conduites intelligentes.
Piaget examine dans ce huitième chapitre la transformation du schème sensori-moteur en "schème conceptuel", transformation conditionnée par les progrès conjoints de la fonction sémiotique, des schèmes verbaux et donc de la socialisation, mais également de l'intelligence représentative. Il y examine de manière très fine la progression du langage et de ses usages d'abord essentiellement pratiques (lié à l'action et au désir du sujet), puis représentatifs, descriptifs et enfin préconceptuels, depuis l'âge de 18 mois environ, jusque vers 4 ans (sans omettre la dimension communicationnelle et sociale).
Dans cet usage du langage comme outil de conceptualisation, il n'y a pas encore de concept à proprement parler, dans la mesure où l'enfant n'a pas encore construit les opérations et la notion de classe logique. De même, faute de co-ordination opératoire des points de vue, il ne peut livrer (à soi-même ou à autrui) des descriptions d'objets ou de situations autres que celles assimilées ou assimilables à son point de vue. De 2 à 4 ans environ, en raison de l'absence de décentration, les préconcepts partagent avec la pensée symbolique l'absence de généralité, et il en va de même pour les premiers raisonnements. Entre 4 et 6-7 ans apparaît toutefois un "infléchissement" de l'usage des préconcepts "dans la direction du concept opératoire" de par l'apparition d'un début d'emboîtement hiérarchique de ce qui deviendra par la suite des classes logiques.
On voit donc que, dans ce chapitre, ce qui intéresse avant tout Piaget, ce sont, non pas les progrès langagiers en tant que tels, mais leur relation au progrès de l'intelligence logique du jeune enfant. En l'absence de réversibilité opératoire, les signifiants langagiers utilisés pour décrire et concevoir les choses partagent le caractère individuel, le défaut de généralité interindividuelle, des symboles ludiques et de l'usage des images comme autres instruments de représentation du réel.
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